À Saint-Quentin-en-Yvelines, prévenir les problèmes d’addictions chez les jeunes par la création poétique, voilà la démarche entreprise depuis quatre ans à l’initiative de l’Institut de Promotion de la Santé en partenariat avec la Maison de la poésie. Les collégiens sont en effet, invités à produire des recueils de textes de sensibilisation en direction d’autres jeunes de leur âge.
Cette année encore, quatre classes de quatrième et troisième ont participé à ce projet au sein des collèges Courbet à Trappes, Éluard à Guyancourt, Einstein à Magny-les-Hameaux et Philippe de Champaigne au Mesnil-Saint-Denis.
Je vous invite à découvrir leurs écrits réalisés lors d’ateliers animés par la poète Brigitte Gyr. Ils reflètent la vision sensible des élèves suite aux interventions de prévention des conduites addictives menées par le Réseau Santé Sud Yvelines (RESSY). Ces poèmes sont accompagnés de caricatures du dessinateur Hervé Borrel, nées de la rencontre entre l’artiste et les jeunes.
Je tiens à féliciter les élèves pour leur créativité et remercier les principaux des établissements scolaires, les équipes éducatives, les artistes ainsi que tous ceux qui ont contribué à la mise en œuvre de ce projet.
Robert Cadalbert
Président la Communauté d’Agglomération
de Saint-Quentin-en-Yvelines
Conseiller Régional d’Ile-de-France

Enseignante : Marjorie Faure
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J’ai touché la manette
Qui est rentrée dans ma tête
Ensuite c’était la fête
Puis, le soir, la défaite
Héroïne
Cette petite poudre fine
Me rend tellement indigne
J’en ai toujours dans la poche
Sans elle je ne me sens pas clean
Me piquer, j’en ai besoin
Tellement je me sens bien
Et c’est pareil le lendemain
Et encore le lendemain
J’en volerais chez le pharmacien
Pour à mon corps mettre fin
J’en ai acheté
Je me suis dopée
j’ai gagné
J’ai été arrêtée
En prison je suis allée
La première fois que j’ai pris du cannabis
Ça m’a été propice
Mais c’était un moment purement factice
Cette herbe avait l’air si lisse
Il faut dire en plus c’était gratis
Jusqu’à ce que s’en mêle la justice
Pour sortir de ma déprime
Je me fais une petite ligne
Je me sens une héroïne
Jusqu’à ce qu’on m’aligne
Dès qu’elle prend de l’alcool elle devient folle
Avec son verre de bière qu’elle boit au grand air
Elle dépense son pactole
Rien que pour de l’alcool
Elle fait la prostituée pour gagner des billets
Et contre ses billets elle gagne un panaché
À chaque bouteille
À la fin de chaque journée
Pourtant elle se fait pitié
Tu voulais être magnifique
Tu n’aimais pas ton physique
Tu te forçais à ne plus manger
Si bien que tu t’es habituée
Je rentre chez moi
Ma dose m’attend
En détournant la loi
Sans le vouloir j’en prend
J’ai fumé pour oublier
La cigarette m’a brûlé
J’ai voulu en acheter
Mais le tabac était fermé
Une semaine sans tabac
Et ma vie a changé
Poème collectif
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Chansons sur l’anorexie
Elle se prénomme Marie, aucune amie rien que des calomnies
Les filles la jugent sans pitié, en manque de connaissance de cause
Sa façon d’agir au début anodine devient son quotidien
Elle seule anorexique parmi tous ces gens si stricts.
On la blesse, on l’abaisse, sans cesse.
Chez elle, elle ne mange que quelques mirabelles
Devant son miroir, un flashback, un brouillard
dans lequel elle revoit son passé
Elle a vingt ans, mais on la prend pour une gamine
de dix ans à peine.

Quand je me regarde dans un miroir
Je vois un squelette
Et pourtant j’ose à peine prendre un bout de pain
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La drogue
On prend de la drogue
une fois, deux fois,
ça passe,
À la troisième, c’est l’angoisse :
Têtes décapitées, visages déformés
Comme si la drogue nous contrôlait
On nous déconseille de boire
On refuse d’écouter
On continue et
peu à peu…
les idées noires.

Le bruit de la peur
Elle regrette son passé
Le jour où ce drame s’est déroulé
Elle voudrait remonter le temps
Ne plus entendre ce bruit angoissant
Elle n’en peut plus de ce bruit
Ne dort plus de la nuit
Ce fusil elle n’en a pas eu peur
Et aujourd’hui c’est la douleur
Il faut dire
Elle avait tellement bu
Elle était si perdue
ça n’allait plus…
Elle tente d’en parler
À peur d’être jugée
À cause de cette gachette
qui sa vie a gâchée
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La drogue
J’ai voulu essayer la drogue
Voir quel effet ça faisait
Aussitôt satisfait
Une hallucination m’a jeté
dans le chagrin.
J’ai commencé à être violent
À faire du mal à mes parents
J’entends des voix qui m’attirent
vers la mort.
Mes proches se sont désintéressés de moi.
J’entends des voix
Qui me jettent dans la mort
Je ne sais plus que faire,
Je me sens beaucoup trop perdu.
Anorexie
Elle se sentait grosse, une envie de changer, s’est mise
à ne plus manger. L’anorexie est arrivée. Plus envie de
manger.
Alors, devant mange, et derrière vomit. Devient
blanche, fatiguée. Plus de force. Ne maigrit pas assez
pour elle. Un matin, se retrouve à l’hôpital. Voit tous
ces gens qui pleurent pour elle. Sa vie gâchée. Obligée
de prendre ces médicaments pour rester sur terre. Mais
n’étant pas satisfaite, à peine guérie recommença.
Combien de temps continuera-t-elle ainsi ? J’essaie de
la soutenir. Reste à savoir ce qu’elle va choisir.
Je n’ai qu’une envie. Qu’elle réussisse !
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Je dors, je ne sens plus mon corps
Quand je rouvre les yeux, je me retrouve dehors
Des gens autour de moi me regardent fixement
Une lumière droit devent moi m’éclaire doucement
des images effrayantes me reviennent lentement
J’ai peur, je fuis, je cherche la sortie
je trouve une sortie, découvre de vieux souvenirs
Je me réveille, suis en sueur
On me dit que je bois beaucoup trop
Et depuis trop longtemps…

Hallucination
Je bois, je bois
et tout d’un coup j’ai froid
Je ne prononce plus une phrase
Je crois bien que j’atteins à l’extase
J’entends des voix des cris
Je crois bien que je suis cuit
Je bois du rouge et puis du bleu
Il y a dans ma tête un grand creux
J’en vois de toutes les couleurs
ça me fait mal au cœur
Et aussi ça me fait peur
Je hurle comme un âne
Telle une fleur, je fane
Faux amis
Je bois, je ne me sens plus
Pourtant, j’le leur avais bien dit
Si je bois, sauvez-moi
Sinon je ne pourrai plus vous voir
Ils m’ont quand même donné à boire
J’osais à peine y croire
Me regardant dans le miroir
J’ai vu sans le vouloir
Dans ma main, un poignard…
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Mauvais bruit
Quand il l’a entendu
Il a pensé voici un pendu
Dans la rue
il l’a vu
Au bout d’une corde
Il y avait un corps
Inanimé, il était
Mort, il était
Après il n’arrivait plus à oublier
ne cessait pas de trembler
Pour ne plus y penser
Il s’est mis à boire
À boire encore, à boire
Pour ne plus le revoir
Mais c’était encore pire
C’était encore souffrir

J’ai toujours un peu de cocaïne
dans la poche de mon jean
Et parfois je la sniffe.
Alors, sur la piste de danse
Je me défoule avec mes copines
profite de cette soirée intime
et tout à coup, envahie de sueur
je me mets à avoir peur
à avoir des vertiges
Semblable à un vulgaire coton-tige
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La fumée
Je fume donc je pollue
Je tue la terre entière
Je massacre la vie de mes futurs petits-enfants !
L’alcool
Je bois, bois, bois…
J’ai toujours bu sans m’arrêter
Et boire sans m’arrêter m’a coûté la vie
Boulimie/anorexie
J’ai du fric que je dépense bêtement
Pour manger sans m’arrêter
Sans ça, je pense que je ne vis pas
Cette émission je veux y participer
Mais je me trouve gros pour passer
À la télévision. Alors je maigris, maigris
Juste pour une émission…
Jeux vidéo
Je ne mange plus, je ne dors plus
J’ai dépensé tout mon argent pour gagner
J’ai joué, je me suis tué
Marijuana
Ce nom m’attirait comme un aimant
J’en ai pris pour frimer
J’ai frimé, j’ai tué
Cannabis
J’ai semé une plante sans connaître son nom
J’ai semé ma vie pour cette plante
J’ai donné ma vie pour l’avoir semée

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Games
Cette manette, mes mains en sang, mes yeux gonflés à
force de regarder ces guerriers
J’aimerais bien m’arrêter, mais je ne peux m’en empêcher !
Partir vite
Drogue, clope… fumer sans s’arrêter, continuer
Jusqu’à la fin de la vie, je le ferai… enfin, il me
reste cinq jours à vivre ! Autant en profiter !
Depuis que je bois
elle souffre
Je fais un enfer de sa vie
Dans mon navire pour la Mort
Je l’ai embarquée à mes côtés
Fumer un joint
ça peut vous tuer le lendemain
Aussi... ne restez pas seul dans votre coin !

Le bruit que fait ce jeu
Prend peu à peu le contrôle sur ma vie
Comme si c’était de l’alcool !
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Je bois, je ris, je roule
Je tue des vies sans en connaître le prix
Je pleure et ma vie est finie
Je joue à des jeux horribles que mes parents interdisent
Je fais du mal à ma famille
Je me retrouve dans une prison à vie
Alcoolique
Il a roulé alcoolique
Il est resté alcoolique
Il est mort alcoolique
Sa vie s’est terminée
Pour un décilitre de trop
Héroïne
Quand il en a pris
Il s’est pris pour un héros
Il se croyait grand
Grâce au respect de ses amis
Mais personne n’était là
Quand on l’a enterré

L’alcool, ça se paie
J’ai consommé, je n’ai pas assumé
j’ai enlevé des vies, je ne m’en suis pas remis
ce soir-là, j’avais bu, je m’étais amusé
le lendemain et tous les jours qui ont suive
j’ai beaucoup pleuré
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La drogue
Quand on prend de la drogue on en voit de toutes les couleurs
et à force on tombe dans le malheur
Quand cette musique propre à la drogue l’appelle
il se sent pousser des ailes
Tout à coup, il ne peut s’en passer
Sa famille, ses amis sont inquiets
Pour ne pas perdre leur fils bien-aimé
Ils sont prêts à tout…
État second(aire)
… Vomir, revomir et ne rien pouvoir faire d’autre. C’était hier soir
et j’avais bu.
Tellement bu que ce matin ça reste compliqué. Je vois mon
chien fumer avant de partir travailler, mon nain de jardin se
transformer en lutin… et ce n’est pas marrant. Besoin de
médicaments, mais pas question d’aller chez le pharmacien,
plutôt chez le dealer du coin…
Imbibée, alcoolisée
Se glisse sous la douche
Avec beaucoup de mousse
Elle chante, elle danse
Dans son parfum qui sent la noix de coco
Prend la pomme de la douche
en joue comme un micro
chante avec des trémolos
Puis change de décor
Retourne en coulisse
Boire un verre de whisky
Va dans la salle de bain
murmure un refrain
Retourne en coulisse…
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Anorexie
Je la vois chaque jour
M’imagine pareille à elle
Dépendante comme elle
J’ai peur d’être comme ça
Alors je ne mange pas
Tellement je me trouve grosse
Je ressens des nausées
Je ressens des vertiges
Je suis fatiguée, angoissée
J’ai tout ce qu’il faut
pour vivre un enfer
Un enfer qui n’aura pas de fin
Ma vie n’a plus de sens
Ma vie qui est foutue
Autant s’en aller
Et sans protester…
NON résister
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Les textes ont été écrits par :
Freddy
Mohamed
Amal
Rabietou
Kelly
Witney
Brandon
Souhela
Sinduja
Mohamed
Marouane
Dounia
Magribe
Zineta
Thomas
Divagar
Rafael
Sandiya
Nathalia
Sidy
Dilon
Evin
Léo
Soumiya

| Enseignants : | Kate Valfredini |
| Mme Rudant | |
| Alexis Tagevelis |
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Ce matin, je me posais des questions, je me sentais désaxé
par ce manque d’amitié, cette frayeur qui me hantait,
ces troubles alimentaires qui m’empêchaient d’avancer.
Avant, tout allait bien, j’avais des amis, des gens qui
m’entouraient.
Mais je ne m’aimais pas, je me trouvais laide et grosse, et je
voulais ressembler à un mannequin de télé.
J’ai commencé à mal me nourrir, à ne plus avoir d’appetit.
Les jours et les nuits passaient.
Je ressemblais de plus en plus aux mannequins de la télé
Puis de moins en moins
Encore pire qu’avant.
Je n’avais plus que la peau sur les os
Ne pas manger était devenue mon activité préférée.
Je ne pouvais plus me lever
Je n’avais plus de force
J’en avais marre de tout.
Puis, peu à peu grâce à l’aide de ma famille
J’ai remonté la pente.
J’ai recommencé à me nourrir.
Cette fois-ci, je mangeais équilibré
Il a fallu du temps
Mais un beau jour, je me suis vue dans un miroir
J’étais redevenue belle et mince et sexy…
J’avais encore envie de quitter ce monde de brutes
Toutes ces personnes qui m’avaient abandonnée dans
ce trou noir.
Mais j’ai renoncé.
Mon désespoir s’était ouvert sur un peu d’espoir
J’étais revenue dans le monde réel…
Aujourd’hui, je garde les yeux bien ouverts
J’oublie tous mes soucis quand j’écris.
C’est sur cette phrase que je vais m’arrêter.
Poème collectif
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Je me suis shooté à la drogue, à l’alcool
Avec l’impression d’un vertige qui m’aspire
Une sensation immonde qui m’emporte
Et pourtant agréable
Des flashes traversent ma tête
La peur me fait faire n’importe quoi
Je finis par sombrer
Elle est entrée dans ta vie pour ne jamais en sortir
Arrête-la avant qu’elle n’arrête ta vie
Tu essaies d’arrêter mais ta descente aux enfers
ne fait que commencer
Tu mets ta belle robe pour fumer cette drogue
Elle t’éloigne de tes proches et te conduit vers ta fin
Tout cela est ridicule, tu n’en sortiras pas indemne
Il te restera des séquelles
Tu essaies d’oublier tes problèmes
Tu délires, tu planes, tu hallucines
Tu crois que c’est fini mais cette dépendance
ne te quittera jamais
Hier, j’ai dealé du ‘canabis’
Je me suis fait coursé par la police
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ELLE est moi…
Ce matin tout me semble noir
Je prends enfin dans cette armoire ce qui va rendre ma
vie un peu plus rose
À ma première inspiration, je ressens une très bonne
sensation
Tout va bien
Mais au fond de moi, tout va mal
Et ça, je le sais très bien
J’ai perdu tous mes proches
Je me dis :décroche
Mais elle s’accroche
Je crois que je suis accro…
De toute façon dans ce monde, j’étais de passage
J’aurais pu vivre heureuse
Si je n’avais pas fait ce mauvais voyage
Après 18 ans d’absence, je vous raconte mon épilogue
Moi…sans ma drogue…
La cigarette est ta seule amie
Elle te retire du monde, te retire de tout
Elle te laisse des libertés de vie que tu n’aurais jamais
connues
Tu deviens agressif
Tu veux aller dans le virtuel
Ta seule pensée est d’aspirer une bouffée de tabac
Mais celle-ci ne fera que te plonger dans la dépendance
Et tu souffriras

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Après un décès tu es seul
Tu prends de la drogue
Tu le seras encore plus
Après un divorce
Tu es énervé
Tu prends de l’alcool
Tu le seras encore plus
Hallucination ou réalité
Un soir, le soir, ta première fois, avec tes potes, t’as pris un
verre, puis deux, puis trois…
t’as enchaîné, enchaîné, je te surveillais, tu ne marchais plus
droit, tu es allé sur la piste de danse
as dansé comme une prostituée, tu as rencontré un mec, tu
es sortie avec, sans même le connaître
puis t’es rentrée chez toi. Durant toute la nuit tu ne cessais de
te réveiller, avec l’impression de te faire
bouffer de l’intérieur, hallucination ou réalité ?

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Petit rouleau de papier
Que j’aime acheter
Que j’aime cultiver
Que j’aime aspirer
Que j’aime consumer
Petit rouleau de papier
Qui me fait vivre un vrai
cauchemar
Marre de fumer des pétards

Lorsque mes lèvres se posent sur ton goulot enchanté
Je me sens comme transporté
Dans un monde qu’on ne peut qu’imaginer
Lorsque ton fluide merveilleux me traverse
Je me sens comme transporté
Dans un monde qu’on ne peut qu’imaginer
Et lorsque sera venu le temps de se quiter
Car on y sera bien obligé
Les cicatrices enragées de mon être morcelé
Resteront à jamais gravées dans mon âme
LUI
Lui, il teste et il kiffe
La drogue et ses effets l’ont emporté
Lui, c’est lui, mais ce n’est pas lui
La drogue l’a rendu double
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Je me croyais héroïque
J’ai plongé dans l’héroïne
Je ne voulais plus être seul
Je suis tombé dans l’alcool
Je voulais avoir mon univers
Les jeux vidéo me l’ont offert
Je voulais qu’on reconnaisse ma vie
Je l’ai lue dans la cocaïne
J’ai voulu tout arrêter
Trop tard il était
Dans la tombe j’ai terminé
Au final tout le monde me le disait
La drogue l’alcool c’est mauvais
J’aurais pas dû essayer
Un jour j’ai rencontré un mec qui s’appelait Said, surnommé
« le Fou »
Accro au pilon, ce chef n’était qu’un bouffon
Il nous envoya en mission
Vendre du pilon pour quelques biftons
Je me suis vite rendu compte qu’il me prenait pour un con
Et que si je continuais, j’allais toucher le fond
Quelle est cette malédiction
Que l’addiction
Cette sensation qui emprisonne les émotions
Et qui te rend un vrai démon
Tu cherches à impressionner les gens
En te droguant
Tu es devenu dépendant à cette infection
Qui te plonge de jour en jour dans la dépression
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Comme pour l’alcool
Quand on commence la drogue
On ne s’arrête pas…

PARADIS OU ENFER ?
Je me sens enfin soulagé
Tous mes problèmes effacés
Je suis bien
Le monde s’offre à moi
Je peux voler
Je vois la vie et toutes ses couleurs
Soudain, tout s’écroule
Je suis vide et triste
Je transpire, j’ai chaud, j’ai froid
Je délire
Envie de suicide
J’ai l’impression de ne servir à rien
sur cette terre
Je suis sous l’emprise de la drogue…
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Un soir on m’appelle
pour m’annoncer que mon père va mourir
J’ai bu pour faire partir la tristesse
Le lendemain, au réveil j’étais toujours triste
Je me droguais, mais rien à faire
j’étais toujours triste
Je restais seul dans un coin
fumant cigarette sur cigarette
Je fuguais de chez moi
pour ne plus y penser
Jusqu’au jour où je vis
que tout ce que je faisais
ne servait à rien
Je racontait tout à ma mère
et tout se passa bien
Un peu, la drogue m’envahit
Beaucoup, la drogue devient ma passion
Passionnément, je ne mange plus,
la drogue devient ma nourriture
À la folie, mon existence n’est plus que d’une semaine
Pas du tout, je ne peux plus prononcer ce mot
Car je suis MORT
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La vie peut être une sensation
Appelée parfois l’addiction
Une souffrance profonde
Dans notre être une vraie injection
On la prend pour une belle mélodie
Qui trouble nos esprits
On croit en sortir victorieux
Mais au bout du compte on est malheureux
On rentre dans la dépendance
Synonyme de malchance
Une vie, une confiance qui peut
nous détruire, envahir notre enfance
Dans mes rêves fantasmagoriques
Muni de mon cannabis
Je rencontre Anubis et Osiris
Glissant sur le Nil avec un crocodile
Qui prétend avoir trouvé
La perche du Nil
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Toute ma vie, jusqu’à aujourd’hui
Toutes mes soirées
Dans la nuit et la souffrance
J’ai connu l’addiction
Une sensation qui libéra mes émotions
Une pulsation qui me donna envie de me tuer
L’envie de renoncer à tout sentiment de liberté
Je prenais la vie pour un jeu
Je lui donnais une pièce ou deux
Je me croyais dans une rêve et non dans le réel
Tout mon moi détruit, mon moi désespéré
Mais j’ai pris conscience que je n’étais pas seul
À jouer, j’y ai pensé et repensé
J’ai décidé de reprendre ma liberté
De reprendre confiance en moi
La tentation m’emporte telle une fumée dans l’air
Mes réactions sont incontrôlées
Une impression de vide me saisit lorsque je m’empare de la bouteille
Les gorgées s’enchaînent
Je me prends pour Super Man quand
Je suis saoûl, alors que dans ma tête et
Dans mon cœur je vais super mal
Et que dans mon corps, ma tête et mon cœur
Je ne reconnais pas mes erreurs
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Au mois de juin
J’ai fumé mon premier joint
Au mois de juillet
J’en dépendais
Au mois d’août
J’avais des doutes
Au mois de septembre
Enfermé dans ma chambre
Au mois d’octobre
J’ai commencé à me faire « mort »
Au mois de novembre
Je n’arrivais plus à entendre
Au mois de décembre
Je me suis fait descendre
Mais
Au mois de janvier
J’étais sauvé
Et
Au mois de février
J’ai retrouvé qui j’étais
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Les textes ont été écrits par :
Younès
Yoan
Coline
Thomas C
Geoffrey
Lucas
Abou
Diaba
Jonathan
Jérémy F
Barbara
Alexandre
Sophie
Benjamin
Imène
Tiffany
Sullivan
Grâce
Inès
Claudia
Thomas M
Marie-Claude
Amel
Océane
Carlo
Nassim
Jérémy T
Mélanie

| Enseignants : | Olivier Leborgne |
| Véronique Robert | |
| Élodie Malary | |
| Virginie Rivas |
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Le bad trip, cette descente aux enfers
Peuplée de créatures tragiques
vivant ici depuis des millénaires
En retourner prouve qu’on a survécu
mais proches de leur monde
il nous reste la tristesse comme sentiment
La révélation est profonde
Mais plus assez de volonté
On ne parvient pas à résister
Le coma est une libération
Au réveil, plus besoin de sensation
Les mirages, c’en est fini
Enfin le retour à la vie
Je fumais mon dernier joint quand je suis descendu dans ce puits
ce puits sans fin où régnait le chaos
J’avais peur, mon front était plein de sueur
et mon cœur de malheur
Je vivais une horreur quand soudain je perçus une lueur
de bonheur, très vite rattrapée par la peur

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L’alcool
Je te préviens
c’est pas bien
La drogue, c’est pas comme le rosbif
La drogue c’est nocif
Tombe pas dans un trip
Mange plutôt des tripes
Abuse pas du tabac
T’en vomiras dans tes draps
Pas trop d’ordinateur
Tu deviendras chômeur
Pour l’anorexie
Le mieux c’est les sushis
Pour garder ton fric
Arrête ton trafic
Pour arrêter de rêver
Arrête de sniffer
Je me sens mal
Je me sens grosse
Je n’en peux plus
Je vis un cauchemar
Je ne sais plus quoi faire
L’angoisse à l’idée de manger…
J’ai honte de moi
Je regarde à l’horizon
Je les vois toutes différentes de moi
Je descends en enfer
Quand cela va-t-il s’arrêter ?
Y a-t-il une solution ?
Je ne supporte pas de me regarder
Dans un miroir
J’ai peur du regard des autres
Je ne dors plus
Je me dis que je ne suis pas
Ce mot qui me hante
Mais tout le monde me dit que je le suis
Personne ne me comprend
Je ne vivrais jamais comme les autres
Est-ce cela la vie ?
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Quand mon envie revient,
mon bonheur s’en va
Je suis prisonnière de mon corps
Je me noie dans les larmes
Je suis comme la mort qui hante le corps
Je voudrais vivre la nuit
Éviter le regard des gens
J’aimerais tant me libérer
Être semblable aux autres
Alors j’essaie…la cocaïne
Depuis ce jour, rien n’est plus pareil
J’ai pu me libérer
Accepter mes défauts tout comme mes qualités
Mais une sensation me hante
Arrêter cette folie
Le bonheur n’est pas infini
Migraine et coma me guettent
Je ne peux plus m’y confronter
Ultimes paroles qui signifient que
J’aurais dû m’arrêter…à temps
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Mon addiction est la drogue
Avant, je m’énerve, je suis en manque
Quand j’en prends,
Au début je me sens apaisé
Tout, autour de moi, devient coloré
J’ai l’impression de voler
Mais ça ne dure pas
Tout d’un coup l’effroi
Plus de sensation de joie
Ce beau monde se referme sur moi
Tout devient noir
Je suis coincé dans un couloir
À la fin, un soulagement
Un vrai apaisement
Mais ATTENTION
AUX ADDICTIONS
Même si l’on ressent
Sensations ou Émotions
Quand on n’a pas confiance en soi
On boit
Je fais la morte pour ne pas mourir
Faut que je m’en sorte pour fermer ce chapitre
Je me cache derrière mes larges vêtements
Je n’ai pas envie de partir
Mais il n’y a rien pour me retenir
Je n’ai pas envie de souffrir
J’ai pris un aller simple
Pour ne plus revenir

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Un peu c’est l’alcool qui remplace ton sang
Imbibe ton corps
Circule dans tes veines
Beaucoup sont les jours et les heures où
Tu as passé ton temps sur un jeu vidéo
Sans même passer par la case toilette
Ni manger de ta vie non virtuelle
Passionnément c’est le tueur aux tuyaux
Qui te fait croire que la vie est rose
Alors que ce n’est qu’une illusion
À la folie, c’est le dernier vêtement Nike
Que tu as kiffé à mort alors que
Tu avais d’autres besoins
Pas du tout, tu ne peux plus penser à ce mot
Car tu es détruit
Rayé du genre humain
Tu me fais comme un soleil temporaire,
Ça me fait du bien, ça me réchauffe
Mais quand ça se termine
J’ai froid, mon sang se gèle
Je retourne dans le monde réel
Je quitte cette illusion
Je retrouve la véritable vie avec ses bruits
ses migraines.
Et c’est toujours la même chose ensuite.
Je me drogue encore et encore
et peu à peu m’enfonce dans un enfer
dont je ne réussis pas à m’extraire.
Ce que j’étais sans la drogue
Aujourd’hui je ne le suis plus
*
La vie avec la drogue
C’est comme un chamallow
ça s’étire, mais ce n’est pas éternel
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Un verre, puis un deuxième
Un troisième et je me sens cool
Sans ça je suis dans une prison
Tout le monde me regarde
Je me sens inférieur
Quand je bois je me sens cool
Mais moi ça me fait peur
Je ne vois plus la vie
Je ne sens plus rien
Je n’ai plus de vie
Sauf l’alcool
Si l’alcool me ronge
L’alcool me déstructure
L’alcool me tue
L’alcool je me bats pour le quitter

Fumer tue,
Pourquoi le vend-on ?
L’alcool te donne des vertiges
Pourquoi en faire un triomphe ?
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L’image sombre, noire de l’enfer
Plus je m’en approche, plus l’image se brouille
Là-bas où tous les cauchemars deviennent réalité
Dans ce chaos peuplé de fantômes
Où la mort est partout
Toutes mes larmes deviennent gouttes de sang
Est-ce un cauchemar, une illusion ou la réalité ?
La sensation de peur me dévore l’esprit
L’image s’éloigne peu à peu, tout redevient flou
Peu à peu le sifflement de ma respiration s’évapore
Je m’allonge et je pense
Que jamais je n’aurais dû essayer
Je décide d’oublier que je suis un drogué
Jamais je ne recommencerai
Cela ne m’était jamais arrivé auparavant
Mais c’est trop tard à présent
Je l’ai fait, et je paie…
à moins que…
Ainsi voilà l’enfer
Ses flammes me brûlent
Qui ne s’éteignent jamais
Contrairement à ma volonté
Il ne reste de moi qu’une bulle
Si belle mais si près d’éclater
La mort serait délivrance
N’ai-je vraiment pas de chance
La vie veut-elle vraiment me supprimer ?
Du moins j’espère le paradis
Loin de ces sentiers de folie
Allez ressaisis-toi
Sois vainqueur de cette drogue
Aie enfin la foi !

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L’addiction s’éloigne
Le bonheur se rapproche
Je revis
*
Loin du réel
Proche de l’irréel
L’alcool m’emmène
Quand je fume
je me sens bien
Je risque ma vie
mais je me fous de tout
Oui, qu’est-ce qu’on s’en fout !
Si je pouvais mourir
avant que la rose ne sèche
ce serait parfait
Premièrement tu fumes
Après tu continues
Tu ne t’arrêtes plus
À la fin, tu n’en peux plus
La drogue aussi bien destructrice
À l’intérieur qu’à l’extérieur
Un moment de faiblesse et
Jour et nuit elle nous ronge la vie
Un moment de plaisir, de bien-être
Comment décrire ce sentiment ?
L’envie de rêver, de faire des projets
Puis la solitude règne
Aveuglée par elle-même
Enfer, peur, cauchemar
Le sang te monte à la tête
le trouble t’envahit
Tu stresses à l’intérieur
Tu vois flou, tu tombes
et commences à rêver
que tu n’es qu’un fantôme
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Arrêter c’est une question de survie
L’alcool c’est comme un boxeur
ça te frappe à l’intérieur
ça te roue de coups et de désillusions
ça te fait suffoquer
ça te trouble
Tu vois le fantôme de ton père
Qui te supplie d’arrêter
La mort t’envahit
Tu cries, tu stresses, t’as peur, tu sues
Tu es abasourdi
Le premier round est fini
Le deuxième round commence
Cette fois, tu es dans le coma
Ta vue se trouble
Tes endorphines disparaissent
Tes enfants te manquent
Ta femme te sourit de loin
Mais c’est trop tard
La fin arrive à grand pas
ça te met KO
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L’héroïne, c’est comme de la poudre d’aspirine
En apparence peut-être
Mais ne soigne pas les maux de tête
La cocaïne c’est le printemps
Qui ne crée pas de bonheur permanent
Dans ma cité
Un groupe de jeunes
Buvait
Je leur ai dit d’arrêter
Je m’suis fait pourchasser
Mes paroles se sont effacées
Lorsque j’ai voulu les prononcer…

La blanche colombe
Bravant orage et vent
Finit toujours par arriver
*
La liberté
Souffle de vie
Est un cadeau très fragile
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L’alcool c’est comme l’école
À la longue ça saoule !
L’alcool c’est un ennemi
Mais… fuir son ennemi
N’est-ce pas lâche ?
Avec tes jeux
Tu te crois dans la vie
Dans le bonheur
Mais tu oublies la réalité
Tu n’as qu’une vie
Alors arrête le jeu
Profite de la vie
La vraie
Pas la virtuelle !
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Les textes ont été écrits par :
Guillaume
Mehdi
Marion
Chloé
Maxime
Tiago
Clémence
Arthur
Cindy
Typhaine
Anabelle
Manon
Thibaut
Thomas
Nolwenn
Baptiste
Bastien
Alexis
Elise
Ahmed
Audrey
Warren
Brandon
Arthur
Nicolas
Marème

M. Bontant, principal adjoint du collège
Mme Monniot, professeur de technologie et professeur principal
Mme Wujec, professeur de français
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Quand on est seul, désespéré, rejeté par les autres
On déprime, ça nous chagrine
Alors on boit, on boit, on boit jusqu’à devenir saoul
on fume des cigarettes jusqu’à ce que tout s’arrête
On fume jusqu’à ne plus savoir ce qu’on fait
On ne dors plus, on ne mange plus
On ne vit plus
On tombe dans un trou noir
Plus aucun espoir
C’est un cercle vicieux
On plonge en enfer
Dans une autre dimension
On tourne en rond sans moyen d’expression
Juste en prise à l’obsession qui nous sépare du monde réel
Un verre, une seringue, un joint
C’est toujours la même chose
Une sensation de répétition
La solitude, la dépression, le manque, l’envie
nous bousillent
prennent toute la place
nous envahissent
prennent le contrôle
On se sent mal
On ne sait plus
Qui on est
Où on est
Ce que l’on fait
On est une marionnette, tirée par des ficelles
On n’est plus maître de ses mouvements
Enchaîné, attaché, prisonnier
Se saborder soi-même pour sortir de cette peine ?
Mais n’est-on pas rentré dans un monde d’où on ne sort pas ?
Poème collectif

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Tous les matins
le même quotidien
On se lève pour apprendre ses leçons
Tous les jours c’est la mission
On doit sortir de nos problèmes d’addiction
Le chit, le crack, voilà la vraie raison
Le truc positif dans cette petite chanson
c’est qu’il faut pas forcément que nous fumions
pour parler de nos sensations
Mes potes et moi on a de vraies ambitions
Sortir de ça pour la seule et unique raison
Se sentir mieux pour qu’il n’y ait plus de problèmes à la maison
On pense que les grands nous engueulent sans raison
Nous font la morale tous les jours en haussant le ton
Mais en réalité tout le monde a des problèmes d’addiction
Sauf que tout le monde n’a pas d’émotion
J’en connais même à cause desquels on fait des dépressions

Je vois mon père fumer
Ça me rend triste
Ça risque de le faire mourir
J’ai envie d’oublier
Alors je fume aussi
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Alcool
Prends une bouteille
Commence par un petit verre
En prend un deuxième, un troisième…
Perd conscience de la réalité
Fait n’importe quoi sans contrôler
À coire que ce n’est plus la même personne
Tu es bourré
Tu ne sais plus ce que tu fais
Tout et n’importe quoi
Voilà ce que tu fais
Tu habites dans la rue
Tu penses qu’à boire
Quand on te donne des sous
Tu penses qu’à t’acheter une bouteille
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Manque d’idée…
Il est en manque d’idée
Ne sait plus quoi exprimer
Sans idée, se sent vidé
Préfère sombrer dans la drogue
Se sent enfermé, manipulé
Par sa propre personnalité
Écarté du monde, se sent rejeté
*
C’est un manque que l’on veut remplir
Mais en aucun cas
Il ne faut se mettre à la drogue
Car on va s’enfoncer
Et ça ne fera qu’empirer

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La drogue, ça nous prend tous nos sous
Ça nous prend toute notre vie
On est accro, gravement dépendant
On croit oublier nos problèmes
Ça ne fait que nous en attirer d’autres
Avec la justice, avec les dealers, avec les parents
Tous ces gens qui ont perdu confiance en nous
Manque d’alcool
Chair de poule
Boire, point barre
Pour effacer ce mal de chien
Pire que tout, ce désespoir
Cette tristesse, cette peur
Impossible de s’arrêter

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J’ai craqué, alors j’ai fumé du crack
J’étais fier de moi, je m’prenais pour un crack !
Puis j’ai fait une overdose
J’avais pris trop de doses
J’ai pas su résister
J’ai vite replongé
Et un jour, j’me suis retrouvé en HP
Anorexie
Un, deux, trois kilos en moins, l’impression que je
me suis perdue dans ce chemin.
Impression de dépression. Chaque seconde une
nouvelle question
Chaque seconde, devant le miroir, une sensation
de désespoir !

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Quand je fume de la beuh
D’abord je suis heureux
Puis ensuite très malheureux
Quand je fais une chicha
Je mets de la marijuana
Accompagnée d’un peu d’alcool
Alors seulement je décolle
Mais voilà, je dois constater
Que j’ai trop fumé
Que ma tête s’est enfumée
Que j’ai du arrêter
Maintenant je suis bien
Maintenant enfin je suis fier de moi
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Les textes ont été écrits par :
Aminata
Angélique
Anice
Cristhian
Darry
Fanel
Franck
Lucie
Mehdi
Michaël
Oualid
Scotty
Steeven
Steve
Tony
Wilfredo
Yaya