HERVÉ BORREL

Hervé Borrel - Fascicules scolaires « Prévention des addictions »


Fascicules scolaires « Prévention des addictions »

À Saint-Quentin-en-Yvelines, prévenir les problèmes d’addictions chez les jeunes par la création poétique, voilà la démarche entreprise depuis quatre ans à l’initiative de l’Institut de Promotion de la Santé en partenariat avec la Maison de la poésie. Les collégiens sont en effet, invités à produire des recueils de textes de sensibilisation en direction d’autres jeunes de leur âge.

 

Cette année encore, quatre classes de quatrième et troisième ont participé à ce projet au sein des collèges Courbet à Trappes, Éluard à Guyancourt, Einstein à Magny-les-Hameaux et Philippe de Champaigne au Mesnil-Saint-Denis.

 

Je vous invite à découvrir leurs écrits réalisés lors d’ateliers animés par la poète Brigitte Gyr. Ils reflètent la vision sensible des élèves suite aux interventions de prévention des conduites addictives menées par le Réseau Santé Sud Yvelines (RESSY). Ces poèmes sont accompagnés de caricatures du dessinateur Hervé Borrel, nées de la rencontre entre l’artiste et les jeunes.

 

Je tiens à féliciter les élèves pour leur créativité et remercier les principaux des établissements scolaires, les équipes éducatives, les artistes ainsi que tous ceux qui ont contribué à la mise en œuvre de ce projet.

 

            
Robert Cadalbert
Président la Communauté d’Agglomération
de Saint-Quentin-en-Yvelines
Conseiller Régional d’Ile-de-France

Élèves de 4e du Collège Courbet à Trappes







Enseignante : Marjorie Faure

 

 

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J’ai touché la manette
Qui est rentrée dans ma tête
Ensuite c’était la fête
Puis, le soir, la défaite

Héroïne
Cette petite poudre fine
Me rend tellement indigne
J’en ai toujours dans la poche
Sans elle je ne me sens pas clean
Me piquer, j’en ai besoin
Tellement je me sens bien
Et c’est pareil le lendemain
Et encore le lendemain
J’en volerais chez le pharmacien
Pour à mon corps mettre fin

J’en ai acheté
Je me suis dopée
j’ai gagné
J’ai été arrêtée
En prison je suis allée

 

 

La première fois que j’ai pris du cannabis

Ça m’a été propice

Mais c’était un moment purement factice

Cette herbe avait l’air si lisse

Il faut dire en plus c’était gratis

Jusqu’à ce que s’en mêle la justice

 

Pour sortir de ma déprime

Je me fais une petite ligne

Je me sens une héroïne

Jusqu’à ce qu’on m’aligne

 

 

Dès qu’elle prend de l’alcool elle devient folle

Avec son verre de bière qu’elle boit au grand air

Elle dépense son pactole

Rien que pour de l’alcool

Elle fait la prostituée pour gagner des billets

Et contre ses billets elle gagne un panaché

À chaque bouteille

À la fin de chaque journée

Pourtant elle se fait pitié

 

 

Tu voulais être magnifique

Tu n’aimais pas ton physique

Tu te forçais à ne plus manger

Si bien que tu t’es habituée

 

 

Je rentre chez moi

Ma dose m’attend

En détournant la loi

Sans le vouloir j’en prend

 

 

J’ai fumé pour oublier

La cigarette m’a brûlé

J’ai voulu en acheter

Mais le tabac était fermé

Une semaine sans tabac

Et ma vie a changé

 

 

Poème collectif

 

 

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Chansons sur l’anorexie

 

Elle se prénomme Marie, aucune amie rien que des calomnies

Les filles la jugent sans pitié, en manque de connaissance de cause

Sa façon d’agir au début anodine devient son quotidien

Elle seule anorexique parmi tous ces gens si stricts.

On la blesse, on l’abaisse, sans cesse.

 

Chez elle, elle ne mange que quelques mirabelles

Devant son miroir, un flashback, un brouillard

dans lequel elle revoit son passé

Elle a vingt ans, mais on la prend pour une gamine

de dix ans à peine.

 

 

 

 

Quand je me regarde dans un miroir

Je vois un squelette

Et pourtant j’ose à peine prendre un bout de pain

 

 

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La drogue

 

On prend de la drogue

une fois, deux fois,

ça passe,

À la troisième, c’est l’angoisse :

Têtes décapitées, visages déformés

Comme si la drogue nous contrôlait

On nous déconseille de boire

On refuse d’écouter

On continue et

peu à peu…

les idées noires.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le bruit de la peur

 

Elle regrette son passé

Le jour où ce drame s’est déroulé

Elle voudrait remonter le temps

Ne plus entendre ce bruit angoissant

 

Elle n’en peut plus de ce bruit

Ne dort plus de la nuit

Ce fusil elle n’en a pas eu peur

Et aujourd’hui c’est la douleur

 

Il faut dire

Elle avait tellement bu

Elle était si perdue

ça n’allait plus…

 

Elle tente d’en parler

À peur d’être jugée

À cause de cette gachette

qui sa vie a gâchée

 

 

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La drogue

 

J’ai voulu essayer la drogue

Voir quel effet ça faisait

Aussitôt satisfait

Une hallucination m’a jeté

dans le chagrin.

J’ai commencé à être violent

À faire du mal à mes parents

J’entends des voix qui m’attirent

vers la mort.

Mes proches se sont désintéressés de moi.

J’entends des voix

Qui me jettent dans la mort

Je ne sais plus que faire,

Je me sens beaucoup trop perdu.

 

 

 

Anorexie

 

Elle se sentait grosse, une envie de changer, s’est mise

à ne plus manger. L’anorexie est arrivée. Plus envie de

manger.

Alors, devant mange, et derrière vomit. Devient

blanche, fatiguée. Plus de force. Ne maigrit pas assez

pour elle. Un matin, se retrouve à l’hôpital. Voit tous

ces gens qui pleurent pour elle. Sa vie gâchée. Obligée

de prendre ces médicaments pour rester sur terre. Mais

n’étant pas satisfaite, à peine guérie recommença.

Combien de temps continuera-t-elle ainsi ? J’essaie de

la soutenir. Reste à savoir ce qu’elle va choisir.

Je n’ai qu’une envie. Qu’elle réussisse !

 

 

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Je dors, je ne sens plus mon corps

Quand je rouvre les yeux, je me retrouve dehors

Des gens autour de moi me regardent fixement

Une lumière droit devent moi m’éclaire doucement

des images effrayantes me reviennent lentement

J’ai peur, je fuis, je cherche la sortie

je trouve une sortie, découvre de vieux souvenirs

Je me réveille, suis en sueur

On me dit que je bois beaucoup trop

Et depuis trop longtemps…

 

 

 

 

 

 

Hallucination

 

Je bois, je bois

et tout d’un coup j’ai froid

 

Je ne prononce plus une phrase

Je crois bien que j’atteins à l’extase

 

J’entends des voix des cris

Je crois bien que je suis cuit

 

Je bois du rouge et puis du bleu

Il y a dans ma tête un grand creux

 

J’en vois de toutes les couleurs

ça me fait mal au cœur

Et aussi ça me fait peur

 

Je hurle comme un âne

Telle une fleur, je fane

 

 

 

Faux amis

 

Je bois, je ne me sens plus

Pourtant, j’le leur avais bien dit

Si je bois, sauvez-moi

Sinon je ne pourrai plus vous voir

Ils m’ont quand même donné à boire

J’osais à peine y croire

Me regardant dans le miroir

J’ai vu sans le vouloir

Dans ma main, un poignard…

 

 

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Mauvais bruit

 

Quand il l’a entendu

Il a pensé voici un pendu

 

Dans la rue

il l’a vu

 

Au bout d’une corde

Il y avait un corps

 

Inanimé, il était

Mort, il était

 

Après il n’arrivait plus à oublier

ne cessait pas de trembler

 

Pour ne plus y penser

Il s’est mis à boire

 

À boire encore, à boire

Pour ne plus le revoir

 

Mais c’était encore pire

C’était encore souffrir

 

 

 

 

 

 

J’ai toujours un peu de cocaïne

dans la poche de mon jean

Et parfois je la sniffe.

Alors, sur la piste de danse

Je me défoule avec mes copines

profite de cette soirée intime

et tout à coup, envahie de sueur

je me mets à avoir peur

à avoir des vertiges

Semblable à un vulgaire coton-tige

 

 

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La fumée

 

Je fume donc je pollue

Je tue la terre entière

Je massacre la vie de mes futurs petits-enfants !

 

 

 

L’alcool

 

Je bois, bois, bois…

J’ai toujours bu sans m’arrêter

Et boire sans m’arrêter m’a coûté la vie

 

 

 

Boulimie/anorexie

 

J’ai du fric que je dépense bêtement

Pour manger sans m’arrêter

Sans ça, je pense que je ne vis pas

 

Cette émission je veux y participer

Mais je me trouve gros pour passer

À la télévision. Alors je maigris, maigris

Juste pour une émission…

 

 

 

Jeux vidéo

 

Je ne mange plus, je ne dors plus

J’ai dépensé tout mon argent pour gagner

J’ai joué, je me suis tué

 

 

 

Marijuana

 

Ce nom m’attirait comme un aimant

J’en ai pris pour frimer

J’ai frimé, j’ai tué

 

 

 

Cannabis

 

J’ai semé une plante sans connaître son nom

J’ai semé ma vie pour cette plante

J’ai donné ma vie pour l’avoir semée

 

 

 

 

 

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Games

 

Cette manette, mes mains en sang, mes yeux gonflés à

force de regarder ces guerriers

J’aimerais bien m’arrêter, mais je ne peux m’en empêcher !

 

 

 

Partir vite

 

Drogue, clope… fumer sans s’arrêter, continuer

Jusqu’à la fin de la vie, je le ferai… enfin, il me

reste cinq jours à vivre ! Autant en profiter !

 

 

 

Depuis que je bois

elle souffre

Je fais un enfer de sa vie

Dans mon navire pour la Mort

Je l’ai embarquée à mes côtés

 

 

 

Fumer un joint

ça peut vous tuer le lendemain

Aussi... ne restez pas seul dans votre coin !

 

 

 

 

 

 

Le bruit que fait ce jeu

Prend peu à peu le contrôle sur ma vie

Comme si c’était de l’alcool !

 

 

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Je bois, je ris, je roule

Je tue des vies sans en connaître le prix

Je pleure et ma vie est finie

 

 

 

Je joue à des jeux horribles que mes parents interdisent

Je fais du mal à ma famille

Je me retrouve dans une prison à vie

 

 

 

Alcoolique

Il a roulé alcoolique

Il est resté alcoolique

Il est mort alcoolique

Sa vie s’est terminée

Pour un décilitre de trop

 

 

 

Héroïne

Quand il en a pris

Il s’est pris pour un héros

Il se croyait grand

Grâce au respect de ses amis

Mais personne n’était là

Quand on l’a enterré

 

 

 

 

 

 

L’alcool, ça se paie

 

J’ai consommé, je n’ai pas assumé

j’ai enlevé des vies, je ne m’en suis pas remis

ce soir-là, j’avais bu, je m’étais amusé

le lendemain et tous les jours qui ont suive

j’ai beaucoup pleuré

 

 

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La drogue

 

Quand on prend de la drogue on en voit de toutes les couleurs

et à force on tombe dans le malheur

Quand cette musique propre à la drogue l’appelle

il se sent pousser des ailes

Tout à coup, il ne peut s’en passer

Sa famille, ses amis sont inquiets

Pour ne pas perdre leur fils bien-aimé

Ils sont prêts à tout…

 

 

 

État second(aire)

 

… Vomir, revomir et ne rien pouvoir faire d’autre. C’était hier soir

et j’avais bu.

Tellement bu que ce matin ça reste compliqué. Je vois mon

chien fumer avant de partir travailler, mon nain de jardin se

transformer en lutin… et ce n’est pas marrant. Besoin de

médicaments, mais pas question d’aller chez le pharmacien,

plutôt chez le dealer du coin…

 

 

 

Imbibée, alcoolisée

Se glisse sous la douche

Avec beaucoup de mousse

Elle chante, elle danse

Dans son parfum qui sent la noix de coco

Prend la pomme de la douche

en joue comme un micro

chante avec des trémolos

Puis change de décor

Retourne en coulisse

Boire un verre de whisky

Va dans la salle de bain

murmure un refrain

Retourne en coulisse…

 

 

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Anorexie

 

Je la vois chaque jour

M’imagine pareille à elle

Dépendante comme elle

J’ai peur d’être comme ça

Alors je ne mange pas

Tellement je me trouve grosse

Je ressens des nausées

Je ressens des vertiges

Je suis fatiguée, angoissée

J’ai tout ce qu’il faut

pour vivre un enfer

Un enfer qui n’aura pas de fin

Ma vie n’a plus de sens

Ma vie qui est foutue

Autant s’en aller

Et sans protester…

NON résister

 

 

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Les textes ont été écrits par :

 

Freddy

Mohamed

Amal

Rabietou

Kelly

Witney

Brandon

Souhela

Sinduja

Mohamed

Marouane

Dounia

Magribe

Zineta

Thomas

Divagar

Rafael

Sandiya

Nathalia

Sidy

Dilon

Evin

Léo

Soumiya

 

Élèves de 4e du Collège Éluard à Guyancourt







Enseignants : Kate Valfredini
 Mme Rudant
 Alexis Tagevelis

 

 

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Ce matin, je me posais des questions, je me sentais désaxé

par ce manque d’amitié, cette frayeur qui me hantait,

ces troubles alimentaires qui m’empêchaient d’avancer.

Avant, tout allait bien, j’avais des amis, des gens qui

m’entouraient.

 

Mais je ne m’aimais pas, je me trouvais laide et grosse, et je

voulais ressembler à un mannequin de télé.

J’ai commencé à mal me nourrir, à ne plus avoir d’appetit.

Les jours et les nuits passaient.

Je ressemblais de plus en plus aux mannequins de la télé

Puis de moins en moins

Encore pire qu’avant.

 

Je n’avais plus que la peau sur les os

Ne pas manger était devenue mon activité préférée.

Je ne pouvais plus me lever

Je n’avais plus de force

J’en avais marre de tout.

 

Puis, peu à peu grâce à l’aide de ma famille

J’ai remonté la pente.

J’ai recommencé à me nourrir.

Cette fois-ci, je mangeais équilibré

Il a fallu du temps

Mais un beau jour, je me suis vue dans un miroir

J’étais redevenue belle et mince et sexy…

 

J’avais encore envie de quitter ce monde de brutes

Toutes ces personnes qui m’avaient abandonnée dans

ce trou noir.

Mais j’ai renoncé.

Mon désespoir s’était ouvert sur un peu d’espoir

J’étais revenue dans le monde réel…

 

Aujourd’hui, je garde les yeux bien ouverts

J’oublie tous mes soucis quand j’écris.

 

C’est sur cette phrase que je vais m’arrêter.

 

Poème collectif

 

 

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Je me suis shooté à la drogue, à l’alcool

Avec l’impression d’un vertige qui m’aspire

Une sensation immonde qui m’emporte

Et pourtant agréable

Des flashes traversent ma tête

La peur me fait faire n’importe quoi

Je finis par sombrer

 

 

Elle est entrée dans ta vie pour ne jamais en sortir

Arrête-la avant qu’elle n’arrête ta vie

Tu essaies d’arrêter mais ta descente aux enfers

ne fait que commencer

Tu mets ta belle robe pour fumer cette drogue

Elle t’éloigne de tes proches et te conduit vers ta fin

Tout cela est ridicule, tu n’en sortiras pas indemne

Il te restera des séquelles

Tu essaies d’oublier tes problèmes

Tu délires, tu planes, tu hallucines

Tu crois que c’est fini mais cette dépendance

ne te quittera jamais

 

 

 

 

Hier, j’ai dealé du ‘canabis’

Je me suis fait coursé par la police

 

 

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ELLE est moi…

 

 

 

Ce matin tout me semble noir

Je prends enfin dans cette armoire ce qui va rendre ma

vie un peu plus rose

À ma première inspiration, je ressens une très bonne

sensation

 

 

Tout va bien

Mais au fond de moi, tout va mal

Et ça, je le sais très bien

 

 

J’ai perdu tous mes proches

Je me dis :décroche

Mais elle s’accroche

Je crois que je suis accro…

 

 

De toute façon dans ce monde, j’étais de passage

J’aurais pu vivre heureuse

Si je n’avais pas fait ce mauvais voyage

Après 18 ans d’absence, je vous raconte mon épilogue

Moi…sans ma drogue…

 

 

La cigarette est ta seule amie

Elle te retire du monde, te retire de tout

Elle te laisse des libertés de vie que tu n’aurais jamais

connues

Tu deviens agressif

Tu veux aller dans le virtuel

Ta seule pensée est d’aspirer une bouffée de tabac

Mais celle-ci ne fera que te plonger dans la dépendance

Et tu souffriras

 

 

 

 

 

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Après un décès tu es seul

Tu prends de la drogue

Tu le seras encore plus

 

Après un divorce

Tu es énervé

Tu prends de l’alcool

Tu le seras encore plus

 

 

 

Hallucination ou réalité

 

Un soir, le soir, ta première fois, avec tes potes, t’as pris un

verre, puis deux, puis trois…

t’as enchaîné, enchaîné, je te surveillais, tu ne marchais plus

droit, tu es allé sur la piste de danse

as dansé comme une prostituée, tu as rencontré un mec, tu

es sortie avec, sans même le connaître

puis t’es rentrée chez toi. Durant toute la nuit tu ne cessais de

te réveiller, avec l’impression de te faire

bouffer de l’intérieur, hallucination ou réalité ?

 

 

 

 

 

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Petit rouleau de papier

Que j’aime acheter

Que j’aime cultiver

Que j’aime aspirer

Que j’aime consumer

Petit rouleau de papier

Qui me fait vivre un vrai

cauchemar

Marre de fumer des pétards

 

 

 

 

 

 

Lorsque mes lèvres se posent sur ton goulot enchanté

Je me sens comme transporté

Dans un monde qu’on ne peut qu’imaginer

 

Lorsque ton fluide merveilleux me traverse

Je me sens comme transporté

Dans un monde qu’on ne peut qu’imaginer

 

Et lorsque sera venu le temps de se quiter

Car on y sera bien obligé

Les cicatrices enragées de mon être morcelé

Resteront à jamais gravées dans mon âme

 

 

 

LUI

 

Lui, il teste et il kiffe

La drogue et ses effets l’ont emporté

Lui, c’est lui, mais ce n’est pas lui

La drogue l’a rendu double

 

 

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Je me croyais héroïque

J’ai plongé dans l’héroïne

 

Je ne voulais plus être seul

Je suis tombé dans l’alcool

 

Je voulais avoir mon univers

Les jeux vidéo me l’ont offert

 

Je voulais qu’on reconnaisse ma vie

Je l’ai lue dans la cocaïne

 

J’ai voulu tout arrêter

Trop tard il était

Dans la tombe j’ai terminé

 

Au final tout le monde me le disait

La drogue l’alcool c’est mauvais

J’aurais pas dû essayer

 

 

 

Un jour j’ai rencontré un mec qui s’appelait Said, surnommé

« le Fou »

Accro au pilon, ce chef n’était qu’un bouffon

Il nous envoya en mission

Vendre du pilon pour quelques biftons

Je me suis vite rendu compte qu’il me prenait pour un con

Et que si je continuais, j’allais toucher le fond

 

 

 

Quelle est cette malédiction

Que l’addiction

Cette sensation qui emprisonne les émotions

Et qui te rend un vrai démon

Tu cherches à impressionner les gens

En te droguant

Tu es devenu dépendant à cette infection

Qui te plonge de jour en jour dans la dépression

 

 

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Comme pour l’alcool

Quand on commence la drogue

On ne s’arrête pas…

 

 

 

 

 

 

PARADIS OU ENFER ?

 

Je me sens enfin soulagé

Tous mes problèmes effacés

Je suis bien

Le monde s’offre à moi

Je peux voler

Je vois la vie et toutes ses couleurs

Soudain, tout s’écroule

Je suis vide et triste

Je transpire, j’ai chaud, j’ai froid

Je délire

Envie de suicide

J’ai l’impression de ne servir à rien

sur cette terre

Je suis sous l’emprise de la drogue…

 

 

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Un soir on m’appelle

pour m’annoncer que mon père va mourir

 

J’ai bu pour faire partir la tristesse

Le lendemain, au réveil j’étais toujours triste

 

Je me droguais, mais rien à faire

j’étais toujours triste

 

Je restais seul dans un coin

fumant cigarette sur cigarette

 

Je fuguais de chez moi

pour ne plus y penser

 

Jusqu’au jour où je vis

que tout ce que je faisais

ne servait à rien

 

Je racontait tout à ma mère

et tout se passa bien

 

 

 

Un peu, la drogue m’envahit

Beaucoup, la drogue devient ma passion

Passionnément, je ne mange plus,

la drogue devient ma nourriture

À la folie, mon existence n’est plus que d’une semaine

Pas du tout, je ne peux plus prononcer ce mot

Car je suis MORT

 

 

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La vie peut être une sensation

Appelée parfois l’addiction

 

Une souffrance profonde

Dans notre être une vraie injection

 

On la prend pour une belle mélodie

Qui trouble nos esprits

On croit en sortir victorieux

Mais au bout du compte on est malheureux

On rentre dans la dépendance

Synonyme de malchance

Une vie, une confiance qui peut

nous détruire, envahir notre enfance

 

 

 

Dans mes rêves fantasmagoriques

Muni de mon cannabis

Je rencontre Anubis et Osiris

Glissant sur le Nil avec un crocodile

Qui prétend avoir trouvé

La perche du Nil

 

 

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Toute ma vie, jusqu’à aujourd’hui

Toutes mes soirées

Dans la nuit et la souffrance

J’ai connu l’addiction

Une sensation qui libéra mes émotions

Une pulsation qui me donna envie de me tuer

L’envie de renoncer à tout sentiment de liberté

Je prenais la vie pour un jeu

Je lui donnais une pièce ou deux

Je me croyais dans une rêve et non dans le réel

Tout mon moi détruit, mon moi désespéré

Mais j’ai pris conscience que je n’étais pas seul

À jouer, j’y ai pensé et repensé

J’ai décidé de reprendre ma liberté

De reprendre confiance en moi

 

 

 

La tentation m’emporte telle une fumée dans l’air

Mes réactions sont incontrôlées

Une impression de vide me saisit lorsque je m’empare de la bouteille

Les gorgées s’enchaînent

Je me prends pour Super Man quand

Je suis saoûl, alors que dans ma tête et

Dans mon cœur je vais super mal

Et que dans mon corps, ma tête et mon cœur

Je ne reconnais pas mes erreurs

 

 

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Au mois de juin

J’ai fumé mon premier joint

Au mois de juillet

J’en dépendais

Au mois d’août

J’avais des doutes

Au mois de septembre

Enfermé dans ma chambre

Au mois d’octobre

J’ai commencé à me faire « mort »

Au mois de novembre

Je n’arrivais plus à entendre

Au mois de décembre

Je me suis fait descendre

Mais

Au mois de janvier

J’étais sauvé

Et

Au mois de février

J’ai retrouvé qui j’étais

 

 

 

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Les textes ont été écrits par :

 

Younès

Yoan

Coline

Thomas C

Geoffrey

Lucas

Abou

Diaba

Jonathan

Jérémy F

Barbara

Alexandre

Sophie

Benjamin

Imène

Tiffany

Sullivan

Grâce

Inès

Claudia

Thomas M

Marie-Claude

Amel

Océane

Carlo

Nassim

Jérémy T

Mélanie

 

Élèves de 4e du Collège Einstein à Magny-les-Hameaux







Enseignants :  Olivier Leborgne
  Véronique Robert
  Élodie Malary
  Virginie Rivas

 

 

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Le bad trip, cette descente aux enfers

Peuplée de créatures tragiques

vivant ici depuis des millénaires

En retourner prouve qu’on a survécu

mais proches de leur monde

il nous reste la tristesse comme sentiment

La révélation est profonde

Mais plus assez de volonté

On ne parvient pas à résister

 

Le coma est une libération

Au réveil, plus besoin de sensation

Les mirages, c’en est fini

Enfin le retour à la vie

 

 

 

Je fumais mon dernier joint quand je suis descendu dans ce puits

ce puits sans fin où régnait le chaos

J’avais peur, mon front était plein de sueur

et mon cœur de malheur

Je vivais une horreur quand soudain je perçus une lueur

de bonheur, très vite rattrapée par la peur

 

 

 

 

 

 

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L’alcool

Je te préviens

c’est pas bien

La drogue, c’est pas comme le rosbif

La drogue c’est nocif

Tombe pas dans un trip

Mange plutôt des tripes

Abuse pas du tabac

T’en vomiras dans tes draps

Pas trop d’ordinateur

Tu deviendras chômeur

Pour l’anorexie

Le mieux c’est les sushis

Pour garder ton fric

Arrête ton trafic

Pour arrêter de rêver

Arrête de sniffer

 

 

 

Je me sens mal

Je me sens grosse

Je n’en peux plus

Je vis un cauchemar

Je ne sais plus quoi faire

L’angoisse à l’idée de manger…

 

J’ai honte de moi

Je regarde à l’horizon

Je les vois toutes différentes de moi

Je descends en enfer

Quand cela va-t-il s’arrêter ?

Y a-t-il une solution ?

Je ne supporte pas de me regarder

Dans un miroir

J’ai peur du regard des autres

Je ne dors plus

Je me dis que je ne suis pas

Ce mot qui me hante

Mais tout le monde me dit que je le suis

Personne ne me comprend

Je ne vivrais jamais comme les autres

Est-ce cela la vie ?

 

 

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Quand mon envie revient,

mon bonheur s’en va

 

 

 

Je suis prisonnière de mon corps

Je me noie dans les larmes

Je suis comme la mort qui hante le corps

Je voudrais vivre la nuit

Éviter le regard des gens

J’aimerais tant me libérer

Être semblable aux autres

Alors j’essaie…la cocaïne

Depuis ce jour, rien n’est plus pareil

J’ai pu me libérer

Accepter mes défauts tout comme mes qualités

Mais une sensation me hante

Arrêter cette folie

Le bonheur n’est pas infini

Migraine et coma me guettent

Je ne peux plus m’y confronter

Ultimes paroles qui signifient que

J’aurais dû m’arrêter…à temps

 

 

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Mon addiction est la drogue

Avant, je m’énerve, je suis en manque

Quand j’en prends,

Au début je me sens apaisé

Tout, autour de moi, devient coloré

J’ai l’impression de voler

Mais ça ne dure pas

Tout d’un coup l’effroi

Plus de sensation de joie

Ce beau monde se referme sur moi

Tout devient noir

Je suis coincé dans un couloir

À la fin, un soulagement

Un vrai apaisement

 

Mais ATTENTION

AUX ADDICTIONS

Même si l’on ressent

Sensations ou Émotions

 

 

 

Quand on n’a pas confiance en soi

On boit

 

Je fais la morte pour ne pas mourir

Faut que je m’en sorte pour fermer ce chapitre

Je me cache derrière mes larges vêtements

Je n’ai pas envie de partir

Mais il n’y a rien pour me retenir

Je n’ai pas envie de souffrir

J’ai pris un aller simple

Pour ne plus revenir

 

 

 

 

 

 

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Un peu c’est l’alcool qui remplace ton sang

Imbibe ton corps

Circule dans tes veines

 

Beaucoup sont les jours et les heures où

Tu as passé ton temps sur un jeu vidéo

Sans même passer par la case toilette

Ni manger de ta vie non virtuelle

 

Passionnément c’est le tueur aux tuyaux

Qui te fait croire que la vie est rose

Alors que ce n’est qu’une illusion

 

À la folie, c’est le dernier vêtement Nike

Que tu as kiffé à mort alors que

Tu avais d’autres besoins

 

Pas du tout, tu ne peux plus penser à ce mot

Car tu es détruit

Rayé du genre humain

 

 

 

Tu me fais comme un soleil temporaire,

Ça me fait du bien, ça me réchauffe

Mais quand ça se termine

J’ai froid, mon sang se gèle

Je retourne dans le monde réel

Je quitte cette illusion

Je retrouve la véritable vie avec ses bruits

ses migraines.

Et c’est toujours la même chose ensuite.

Je me drogue encore et encore

et peu à peu m’enfonce dans un enfer

dont je ne réussis pas à m’extraire.

 

 

 

Ce que j’étais sans la drogue

Aujourd’hui je ne le suis plus

                   *

La vie avec la drogue

C’est comme un chamallow

ça s’étire, mais ce n’est pas éternel

 

 

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Un verre, puis un deuxième

Un troisième et je me sens cool

Sans ça je suis dans une prison

Tout le monde me regarde

Je me sens inférieur

Quand je bois je me sens cool

Mais moi ça me fait peur

Je ne vois plus la vie

Je ne sens plus rien

Je n’ai plus de vie

Sauf l’alcool

Si l’alcool me ronge

L’alcool me déstructure

L’alcool me tue

L’alcool je me bats pour le quitter

 

 

 

 

 

 

Fumer tue,

Pourquoi le vend-on ?

 

L’alcool te donne des vertiges

Pourquoi en faire un triomphe ?

 

 

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L’image sombre, noire de l’enfer

Plus je m’en approche, plus l’image se brouille

Là-bas où tous les cauchemars deviennent réalité

Dans ce chaos peuplé de fantômes

Où la mort est partout

Toutes mes larmes deviennent gouttes de sang

Est-ce un cauchemar, une illusion ou la réalité ?

La sensation de peur me dévore l’esprit

L’image s’éloigne peu à peu, tout redevient flou

Peu à peu le sifflement de ma respiration s’évapore

Je m’allonge et je pense

Que jamais je n’aurais dû essayer

Je décide d’oublier que je suis un drogué

Jamais je ne recommencerai

 

Cela ne m’était jamais arrivé auparavant

Mais c’est trop tard à présent

Je l’ai fait, et je paie…

à moins que…

 

 

 

Ainsi voilà l’enfer

Ses flammes me brûlent

Qui ne s’éteignent jamais

Contrairement à ma volonté

Il ne reste de moi qu’une bulle

Si belle mais si près d’éclater

La mort serait délivrance

N’ai-je vraiment pas de chance

La vie veut-elle vraiment me supprimer ?

Du moins j’espère le paradis

Loin de ces sentiers de folie

 

Allez ressaisis-toi

Sois vainqueur de cette drogue

Aie enfin la foi !

 

 

 

 

 

 

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L’addiction s’éloigne

Le bonheur se rapproche

Je revis

 

                 *

 

Loin du réel

Proche de l’irréel

L’alcool m’emmène

 

 

 

Quand je fume

je me sens bien

Je risque ma vie

mais je me fous de tout

Oui, qu’est-ce qu’on s’en fout !

 

Si je pouvais mourir

avant que la rose ne sèche

ce serait parfait

 

 

 

Premièrement tu fumes

Après tu continues

Tu ne t’arrêtes plus

À la fin, tu n’en peux plus

 

 

 

La drogue aussi bien destructrice

À l’intérieur qu’à l’extérieur

Un moment de faiblesse et

Jour et nuit elle nous ronge la vie

Un moment de plaisir, de bien-être

Comment décrire ce sentiment ?

L’envie de rêver, de faire des projets

Puis la solitude règne

Aveuglée par elle-même

 

 

 

Enfer, peur, cauchemar

Le sang te monte à la tête

le trouble t’envahit

Tu stresses à l’intérieur

Tu vois flou, tu tombes

et commences à rêver

que tu n’es qu’un fantôme

 

 

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Arrêter c’est une question de survie

 

L’alcool c’est comme un boxeur

ça te frappe à l’intérieur

ça te roue de coups et de désillusions

ça te fait suffoquer

ça te trouble

Tu vois le fantôme de ton père

Qui te supplie d’arrêter

La mort t’envahit

Tu cries, tu stresses, t’as peur, tu sues

Tu es abasourdi

Le premier round est fini

Le deuxième round commence

Cette fois, tu es dans le coma

Ta vue se trouble

Tes endorphines disparaissent

Tes enfants te manquent

Ta femme te sourit de loin

Mais c’est trop tard

La fin arrive à grand pas

ça te met KO

 

 

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L’héroïne, c’est comme de la poudre d’aspirine

En apparence peut-être

Mais ne soigne pas les maux de tête

 

La cocaïne c’est le printemps

Qui ne crée pas de bonheur permanent

 

 

 

 

Dans ma cité

Un groupe de jeunes

Buvait

Je leur ai dit d’arrêter

Je m’suis fait pourchasser

Mes paroles se sont effacées

Lorsque j’ai voulu les prononcer…

 

 

 

 

 

 

La blanche colombe

Bravant orage et vent

Finit toujours par arriver

 

               *

La liberté

Souffle de vie

Est un cadeau très fragile

 

 

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L’alcool c’est comme l’école

À la longue ça saoule !

 

L’alcool c’est un ennemi

Mais… fuir son ennemi

N’est-ce pas lâche ?

 

 

 

Avec tes jeux

Tu te crois dans la vie

Dans le bonheur

Mais tu oublies la réalité

Tu n’as qu’une vie

Alors arrête le jeu

Profite de la vie

La vraie

Pas la virtuelle !

 

 

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Les textes ont été écrits par :

 

Guillaume

Mehdi

Marion

Chloé

Maxime

Tiago

Clémence

Arthur

Cindy

Typhaine

Anabelle

Manon

Thibaut

Thomas

Nolwenn

Baptiste

Bastien

Alexis

Elise

Ahmed

Audrey

Warren

Brandon

Arthur

Nicolas

Marème

 

Élèves de 3e d’insertion du Collège Philippe de Champaigne au Mesnil-Saint-Denis







M. Bontant, principal adjoint du collège

Mme Monniot, professeur de technologie et professeur principal

Mme Wujec, professeur de français

 

 

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Quand on est seul, désespéré, rejeté par les autres

On déprime, ça nous chagrine

Alors on boit, on boit, on boit jusqu’à devenir saoul

on fume des cigarettes jusqu’à ce que tout s’arrête

On fume jusqu’à ne plus savoir ce qu’on fait

On ne dors plus, on ne mange plus

On ne vit plus

On tombe dans un trou noir

Plus aucun espoir

C’est un cercle vicieux

On plonge en enfer

Dans une autre dimension

On tourne en rond sans moyen d’expression

Juste en prise à l’obsession qui nous sépare du monde réel

Un verre, une seringue, un joint

C’est toujours la même chose

Une sensation de répétition

La solitude, la dépression, le manque, l’envie

nous bousillent

prennent toute la place

nous envahissent

prennent le contrôle

On se sent mal

On ne sait plus

Qui on est

Où on est

Ce que l’on fait

On est une marionnette, tirée par des ficelles

On n’est plus maître de ses mouvements

Enchaîné, attaché, prisonnier

 

Se saborder soi-même pour sortir de cette peine ?

Mais n’est-on pas rentré dans un monde d’où on ne sort pas ?

 

Poème collectif

 

 

 

 

 

 

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Tous les matins

le même quotidien

On se lève pour apprendre ses leçons

Tous les jours c’est la mission

On doit sortir de nos problèmes d’addiction

Le chit, le crack, voilà la vraie raison

Le truc positif dans cette petite chanson

c’est qu’il faut pas forcément que nous fumions

pour parler de nos sensations

 

Mes potes et moi on a de vraies ambitions

Sortir de ça pour la seule et unique raison

Se sentir mieux pour qu’il n’y ait plus de problèmes à la maison

 

On pense que les grands nous engueulent sans raison

Nous font la morale tous les jours en haussant le ton

Mais en réalité tout le monde a des problèmes d’addiction

Sauf que tout le monde n’a pas d’émotion

J’en connais même à cause desquels on fait des dépressions

 

 

 

 

 

 

Je vois mon père fumer

Ça me rend triste

Ça risque de le faire mourir

J’ai envie d’oublier

Alors je fume aussi

 

 

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Alcool

 

Prends une bouteille

Commence par un petit verre

En prend un deuxième, un troisième…

Perd conscience de la réalité

Fait n’importe quoi sans contrôler

À coire que ce n’est plus la même personne

 

 

 

Tu es bourré

Tu ne sais plus ce que tu fais

Tout et n’importe quoi

Voilà ce que tu fais

Tu habites dans la rue

Tu penses qu’à boire

Quand on te donne des sous

Tu penses qu’à t’acheter une bouteille

 

 

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Manque d’idée…

 

Il est en manque d’idée

Ne sait plus quoi exprimer

Sans idée, se sent vidé

Préfère sombrer dans la drogue

Se sent enfermé, manipulé

Par sa propre personnalité

Écarté du monde, se sent rejeté

 

             *

 

C’est un manque que l’on veut remplir

Mais en aucun cas

Il ne faut se mettre à la drogue

Car on va s’enfoncer

Et ça ne fera qu’empirer

 

 

 

 

 

 

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La drogue, ça nous prend tous nos sous

Ça nous prend toute notre vie

On est accro, gravement dépendant

On croit oublier nos problèmes

Ça ne fait que nous en attirer d’autres

Avec la justice, avec les dealers, avec les parents

Tous ces gens qui ont perdu confiance en nous

 

 

 

Manque d’alcool

Chair de poule

Boire, point barre

Pour effacer ce mal de chien

Pire que tout, ce désespoir

Cette tristesse, cette peur

Impossible de s’arrêter

 

 

 

 

 

 

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J’ai craqué, alors j’ai fumé du crack

J’étais fier de moi, je m’prenais pour un crack !

Puis j’ai fait une overdose

J’avais pris trop de doses

J’ai pas su résister

J’ai vite replongé

Et un jour, j’me suis retrouvé en HP

 

 

 

Anorexie

 

Un, deux, trois kilos en moins, l’impression que je

me suis perdue dans ce chemin.

Impression de dépression. Chaque seconde une

nouvelle question

Chaque seconde, devant le miroir, une sensation

de désespoir !

 

 

 

 

 

 

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Quand je fume de la beuh

D’abord je suis heureux

Puis ensuite très malheureux

 

Quand je fais une chicha

Je mets de la marijuana

Accompagnée d’un peu d’alcool

Alors seulement je décolle

 

Mais voilà, je dois constater

Que j’ai trop fumé

Que ma tête s’est enfumée

Que j’ai du arrêter

 

Maintenant je suis bien

Maintenant enfin je suis fier de moi

 

 

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Les textes ont été écrits par :

 

Aminata

Angélique

Anice

Cristhian

Darry

Fanel

Franck

Lucie

Mehdi

Michaël

Oualid

Scotty

Steeven

Steve

Tony

Wilfredo

Yaya

 

                                
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© Hervé Borrel 2007 / Réalisation : L.F.M.